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Génération gap ou pas gap ?

25 Mai 2018

La profonde remise en cause de l’entreprise telle que nous l’avons toujours connue soulève bien des questionnements et disparités. Sur tous les fronts, hiérarchie, managers et talents ne sont pas au bout de leurs peines pour retrouver leur place dans ce nouveau monde de l’entreprise en plein essor.

Souvent placé sur le banc des accusés, la fameuse génération Y a maintenant fêté ses trente printemps. On aurait pu penser que ces jeunes trublions se seraient assagis et seraient rentrés dans le droit chemin d’un salariat consensuel. Mais en 2018 rien n’est moins sûr puisqu’elle est talonnée de près par les Millenials qui auraient encore plus la bougeotte ! Ce décalage générationnel même si très déstabilisant on en conviendra, serait-il vraiment responsable de ce chamboulement de l’entreprise traditionnelle ?

Comme le disait Emmanuelle Duez dans un de nos articles précédents, divers vecteurs, dont la libération des organisations et la digitalisation, mène vers une réinvention nécessaire du travail, de la carrière et de la collaboration. Ces nouveaux managers, et dirigeants de demain, se font les pourfendeurs d’une notion du salariat libéré où les relations y occupent une place de choix.

L’épanouissement professionnel aujourd’hui est synonyme de liberté, agilité, flexibilité pour un quotidien totalement réinventé. Face à ce revirement de bord, que ce soit en terme de recrutement ou d’évolution de carrière, on entend beaucoup parler de soft skills et capital humain. On parle beaucoup d’engagement, d’investissement dans les relations, de cohésion d’équipe. Alors comment faire de cette quête de sens profonde dans le travail une force ?

L'entreprise comme lieu de vie à part entière dans laquelle les foodbike entrent avec plaisir

Rejoindre une entreprise, quitter un manager, et vice versa

Cette maxime pourrait se faire l’étendard de la réinvention du management aujourd’hui. On quitte l’autoritarisme pour se rapprocher d’une approche inspirée du coaching en accompagnant ses équipes. On développe l’écoute, l’échange et accueille le dialogue sous l’égide d’un accompagnement bienveillant. Exit la supervision et le contrôle, bonjour feedbacks hebdomadaires, disponibilité du manager et parrainage.

Le management se veut plus souple car même si encadrer des talents aux attentes multiples n’est pas de tout repos, il est devenu un vrai outil de fidélisation. Même si l’inquiétude du marché de l’emploi est toujours là, le turnover selon le secteur fait rage. Car cette génération Y a changé de stratégie et s’élance aujourd’hui avec plus de facilité d’une liane à l’autre dans la jungle du tout corporate, et pourquoi pas chez la concurrence.

On n’a jamais autant entendu parler d’expérience collaborateur et de bien être au travail, pourquoi ? Parce que les talents d’aujourd’hui n’envisagent pas une carrière sans épanouissement avec un grand E. Alors les entreprises s’emploient à créer un univers stimulant mêlant détente et dynamisme. Les éternels babyfoot ou table de ping pong ont été rejoints par le coiffeur qui officie une fois par semaine, le service de conciergerie et des ateliers découverte de la sophrologie ou la méditation de pleine conscience à la pause déjeuner. On fait la guerre au burn-out ou brown-out, au désengagement et à l’absentéisme.

Des employés heureux de vivre une expérience professionnelle conviviale et épanouissante

Les sièges d’entreprise ont entamé une mutation étrange vers un hybride entre galerie d’art et parc d’attraction. On en est à se demander s’il ne va pas falloir faire la queue pour entrer, plan vigipirate oblige. Tout cela ne répond qu’à une portion de l’enjeu auquel font face les entreprises aujourd’hui. En effet il s’agit d’un changement bien plus profond, avec pour noyau dur la relation humaine entre les collaborateurs, fruit d’une véritable quête de sens au quotidien.

Sur quels leviers se focaliser ?

Une ambiance de travail qui dépote. Les moments de convivialité entre collaborateurs boostent la confiance et le sentiment d’appartenance. L’humain rejoint le tant apprécié esprit d’équipe. Un trimestre bouclé est l’occasion de se rassembler et faire le point sur les efforts réussis et le chemin qu’il reste à parcourir. Les happy days instaurés chez maplaceencrèche permettent à tous de se rendre compte des réussites de chacun et de faire le lien entre les missions des uns et des autres.

En effet une équipe qui fonctionne bien, et qui sait sortir des codes hiérarchiques, a le potentiel de relever bien des défis, autant au sein de l’entreprise qu’ailleurs. Il s’agit donc non plus de fidéliser au cas par cas mais aussi au sein d’une équipe. Chez maplaceencrèche nos séminaires d’entreprise se transforment en véritables aventures et cimentent les relations. Merci la tempête de neige en raquettes ou le froid glacial du désert marocain !

Fidéliser c’est aussi donner une part de liberté. En 2018 le télétravail serait pratiqué par 25% des salariés. De plus, la grande majorité des salariés estime que des horaires plus flexibles équivalent à plus d’efficacité. Pendant ce temps les dirigeants observent un renforcement de l’engagement des salariés par ce biais. (Etude comptoir MM & Malakoff Médéric). Tout le monde est gagnant !

Enfin la reconnaissance telle une médaille pour récompenser les étapes du marathon de la carrière. La transmission des valeurs de management se fait aussi par la valorisation d’un effort ou d’une réussite. Féliciter une équipe démontre aussi une attention pour le dialogue et des pratiques bienveillantes de la part de la hiérarchie. Plus qu’une tape dans le dos ou un sourire, il s’agit de donner confiance pour aller plus loin, par une formation par exemple ou un accompagnement pour la garde d’un enfant.

Une utopie pas si lointaine !

L’écart générationnel n’est donc qu’un vecteur rejoint par la numérisation des processus et un marché du travail aux multiples rebondissements. Non seulement il faudra gérer la transition numérique, la collaboration agile, le chamboulement du lieu de travail et ses horaires, mais aussi aider chaque talent à se révéler et s’épanouir.

Les RH font donc face à des enjeux multiples entre construction d’une relation de confiance avec les salariés et gestion du décalage entre souhaits et réalité des collaborateurs. Sur la face A ces agents doubles chantent les louanges de l’entreprise auprès des nouvelles recrues et des collaborateurs. La face B joue la mélodie de la valorisation des talents et de leurs compétences auprès de la hiérarchie. En bonus il s’agit de les accompagner dans le long terme, grâce à la diversité de services aux salariés proposés aujourd’hui. Ils occupent donc une position charnière au sein de l’entreprise. Nous avons nommé le RH le.la superman.woman de l’entreprise de demain.